Point de vue ou développe ton esprit critique

Inéluctable parce que depuis la déclaration de Zelenski sur la reprise de la Crimée par la force en avril 2021, Ukrainiens et Américains avaient décidé de la déclencher au plus tard au début de cette année. La concentration des troupes ukrainiennes dans le Donbass depuis l’été, les livraisons massives d’armes par l’OTAN pendant ces derniers mois, la formation au combat accélérée des régiments Azov et de l’armée, le pilonnage intensif de Donetsk et Lougansk par les Ukrainiens dès le 16 février (tout cela resté ignoré des médias Occidentaux bien sûr), prouvent qu’une opération militaire d’envergure était prévue par Kiev à la fin de cet hiver.

Kiev, mère des villes russes, ou Kyiv, pilier de la nation ukrainienne ?

En réalité, cette mentalité impériale de croisé fait partie intégrante de l’idéologie du « monde russe ». Celle-ci établit un lien de continuité directe et exclusive entre la « Rous de Kiev », premier État russe, qui exista entre 882 et 1240 et adopta l’orthodoxie en 988, et la Fédération de Russie.

Débat : Sortir de la Vᵉ République, une fausse bonne idée ?

Souhaiter que le Parlement redevienne le lieu principal de la création législative, dans un cadre non majoritaire, c’est aussi se soumettre à la discussion et à un travail d’écriture en prenant suffisamment en considération l’opinion des autres groupes, pour aboutir à une adoption. Rien ne montre que cette attitude soit celle des pourfendeurs de notre Constitution.

Changer de constitution pour changer de régime ?

C’est le lot d’un chef juridiquement irresponsable, mais doté des pouvoirs les plus puissants. Tout dans le texte de la constitution concourt donc à en faire un dirigeant sans partage, contrairement à l’idée que l’on peut se faire d’un régime démocratique où le peuple demeure souverain même entre deux élections présidentielles et où les autres pouvoirs jouent, parce qu’ils sont distincts du pouvoir exécutif, leur rôle de contrepoids.

Ukraine-Russie : entre intimidations et risque de conflit de grande ampleur

Plus probablement, la Russie s’est trouvée confrontée à une situation dans laquelle elle a estimé avoir plus à gagner qu’à perdre si elle effectuait une sorte de « stress test » destiné à la nouvelle administration américaine. En effet, le déploiement militaire actuel constitue à plus d’un titre une véritable manœuvre d’intimidation. Tout d’abord, il est particulièrement visible, aucun effort n’ayant été fait pour le dissimuler.