« …il y a pourtant bien des manières d’envisager les rapports aux enfants. »

Quiconque a voyagé dans d’autres pays a pu constater qu’au Maghreb, en Afrique subsaharienne, en Amérique latine, a pu voir des enfants parcourir les montagnes ou les rues en groupes, sans adultes. Chose impensable dans nos sociétés, où l’enfant est constamment protégé et confiné à des espaces clos : enclos dans les cours d’écoles, parcs pour ne pas que les petits errent dans la maison, systèmes de codes et de vigiles aux entrées des écoles. Cet environnement qui répond à l’hypersécurisation de nos sociétés favorise le développement de syndromes de surprotection, rendant les enfants dépendants et craintifs, et régulièrement étudiés par les psychiatres. Les enfants jouant dans les parcs sont bien souvent encouragés à ne pas tomber, ne pas grimper aux arbres, ne pas toucher à ce qui est par terre. L’invention de la laisse à enfant en est un symptôme.

Extraits choisis :

[…] En Amérique latine, en Afrique, au Maghreb, en Asie, et surtout parmi les populations moins occidentalisées et souvent plus pauvres, l’enfant relève de la responsabilité collective. Il est autant réprimandé que protégé par des inconnus. Ceci bien entendu, en excluant les situations de travail et d’exploitation des enfants. En dehors de ces situations, l’enfant est intégré à la maisonnée et il a des tâches à accomplir, notamment de veiller sur ses petits frères et soeurs ainsi que sur les personnes âgées. On trouvera souvent une fillette allant chercher de l’eau pour sa grand-mère, ou un petit garçon courant à l’autre bout d’un village pour aller transmettre un message. Responsabilisé très tôt, il n’en perd pas moins sa capacité d’émerveillement et d’invention.

Dans les sociétés où le modèle de la famille nucléaire ne domine pas, les enfants sont aussi très tôt entourés de plusieurs adultes référents. Dans une maisonnée peuvent vivre un homme avec sa femme, ses frères et leurs femmes, les parents. Cousins et parfois voisins sont élevés ensemble et soumis à l’autorité et à la protection de l’adulte présent. Aujourd’hui ce modèle est réintégré dans les villages autonomes alternatifs, où s’expérimentent d’autres formes d’éducation, où l’enfant est réintégré à la vie sociale. 

Peut-être arriverons-nous à trouver un équilibre entre le respect de l’individualité de l’enfant et sa nécessaire intégration à la société, pour en faire autre chose qu’un individu consommateur : un membre actif d’un changement de société.

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